La crise de l’eau s’aggrave

Un objectif du Millénaire pour le développement fixé par l’ONU pour 2015 a été atteint plus tôt que prévu: réduire de moitié, par rapport à 1990, le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable. Helvetas a contribué à ce résultat, notamment en approvisionnant l’année passée 420′000 personnes en eau potable. Mais il reste encore beaucoup à faire. En Afrique par exemple, 40% de la population subsaharienne attend toujours d’accéder à l’eau potable. Et le changement climatique ne fait qu’aggraver la crise de l’eau.

Il reste beaucoup à faire. Vous pouvez soutenir la construction de puits protégés en versant un don à Helvetas.

Chaque année, douze millions d’hectares de terre arable et de pâturages, soit huit fois la superficie des champs, prés et vignobles suisses, disparaissent en raison du dessèchement des sols et de l’avancée du désert. En d’autres termes, tous les 45 jours, l’équivalent des terres agricoles suisses disparaît du globe à cause de la sécheresse.

C’est pourquoi des millions de familles de petits agriculteurs des pays pauvres du Sud n’ont d’autre choix que de fuir la pénurie d’eau pour s’installer dans des camps de fortune ou des jungles urbaines. Avec le lancement de sa nouvelle campagne, Helvetas rappelle que la crise de l’eau et la désertification sont aggravées par le changement climatique.

Helvetas, la plus grande organisation suisse d’entraide, a mis la problématique de l’eau au cœur de son engagement. En 2011, grâce à l’action d’Helvetas, 420′000 personnes défavorisées ont pu accéder à l’eau potable et à des installations sanitaires. En outre, Helvetas aide les paysannes et paysans à fertiliser et à irriguer leurs terres arides de manière optimale – 450′000 personnes en ont bénéficié en 2011.

En Éthiopie, les précipitations durant la période de végétation ont baissé de 15% en raison du réchauffement climatique. Les périodes de sécheresse mettent en danger la vie des cultivateurs pratiquant une agriculture de subsistance. «Le ciel est devenu capricieux», observe Hagos Haregot, qui cultive le teff et l’orge dans le Tigray. Dans le nord du pays, lui et plus de 1000 autres petits paysans sont accompagnés par Helvetas, notamment pour collecter dans des canaux d’irrigation l’eau de surface qui s’écoulait jusqu’alors inutilement. Sur les pentes menacées par l’érosion, ils plantent des figuiers de barbarie, ces cactus résistant à la sécheresse, dont les fruits leur apportent nourriture et revenus.

En Bolivie, les données météorologiques montrent que le rayonnement solaire est devenu plus intense sur les hauts plateaux desséchés et arides, et que les nuits de gel sont plus rigoureuses. Le gouvernement estime que 1,5 million de personnes vivant entre 2500 et 4000 mètres d’altitude sont menacées par la sécheresse. Helvetas enseigne aux villageois comment assurer des récoltes suffisantes grâce à des méthodes culturales et des plantes pouvant résister à la sécheresse et au gel nocturne. Le succès est patent. «Nous avons eu besoin d’un camion pour transporter notre récolte de pommes de terre au marché», déclare Pacífico Lima, l’un des bénéficiaires du projet. «Il n’y en avait jamais eu autant.»

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