Plages payantes ou privatisées: bientôt la fin à Genève ?

Le conseiller d’État chargé du Territoire Antonio Hodgers s’attaque à la «communalisation des plages publiques». Il a déposé un avant-projet de loi pour interdire cette pratique.
«Le lac et ses rives appartiennent à tout le monde», a rappelé mardi Antonio Hodgers dans les colonnes du journal «le Courrier».


Pas question donc d’accepter une «privatisation» des plages communales, estime le conseiller d’Etat écologiste. Résultat: son département a mis en consultation auprès de l’Association des communes genevoises un avant-projet de loi leur interdisant de réserver leurs plages à leurs habitants et de faire payer l’accès aux personnes extérieures. La dernière commune à avoir réduit l’accès à ses rives est Collonge-Bellerive. Au début de l’été 2019, elle annonçait rendre payant l’accès à sa très appréciée plage de la Savonnière et réserver celle de la Nymphe à ses résidents. Les communes de Prégny-Chambésy et d’Hermance ont des pratiques similaires.

Certains magistrats contactés par «Le Courrier» font savoir qu’ils voient ce projet comme «une nouvelle ingérence cantonale dans l’autonomie des communes». Pour d’autres en revanche, l’élu chargé du Territoire devrait aller encore plus loin et aussi s’attaquer aux propriétés privées qui empiètent sur les rives du lac. A Genève, seules 50% d’entre elles sont accessibles au public.

20 Minutes, lhu, 21 octobre 2020

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