Drapeaux Tisa sur le pont du Mont-Blanc

geneve-photo_mont_blanc_01.jpeg

geneve-photo_mont_blanc_02.jpeg

Du 10 au 27 avril, le Comité Stop TiSA Genève a obtenu, avec beaucoup de joie, la pose par la Ville de Genève de 8 drapeaux sur le pont du Mont-Blanc. Ces drapeaux dénoncent le traité TiSA (« Trade in Services Agreement », soit en français « Accord sur le Commerce des Services »).

Nous rappelons que les communes suivantes ont voté des résolutions contre TiSA : La Ville de Genève, Carouge, Plan-les-Ouates, Puplinge, Grand-Saconnex et Meinier. A celles-ci s’ajoute le Grand Conseil du Canton de Genève. Aujourd’hui, nous relançons les communes qui ne se sont pas encore prononcées. Nous incitons également les communes déclarées ZONE HORS TiSA de l’indiquer par un écriteau complémentaire à l’entrée de leur localité. Pour la Ville de Genève et Carouge, la démarche est en cours.

TiSA est un traité en cours de négociation à Genève depuis janvier 2012, entre 50 pays. Ce traité est
un danger pour les services publics, qui seraient en concurrence directe avec les grandes multinationales des services, celles qui ont comme seule motivation le profit maximal. Il y a un risque déplorable d’«ubérisation» progressive de toute la société. Rappelons-nous le conflit entre Uber et les taxis genevois, non résolu pour l’instant. Pierre Maudet (Conseiller d’Etat chargé de l’économie) institutionnalise des conditions de travail précaires pour les chauffeurs Uber, et en cascade, pour les chauffeurs de taxi. C’est le conflit des institutions publiques, ayant des normes de travail et de qualité, contre la jungle des prestations aux mains des multinationales privées à des fins exclusivement lucratives.

L’éducation, la santé, les transports, les services industriels, la poste, la police doivent rester en
mains publiques pour assurer un service égalitaire, un service véritablement destiné aux citoyens.
C’est pourquoi il faut refuser TiSA.

Les négociations sont actuellement au point mort, dans l’attente du positionnement de Donald Trump. La pression de la société civile et du monde politique contre TiSA est plus que jamais nécessaire. En effet, en cas de reprise des négociations, les dates de signature pourraient tout à coup devenir imminentes.

Guillaume Barazzone avait refusé la pose des drapeaux le 4 décembre 2016, lors de la manifestation internationale STOP TiSA, au motif qu’un organisme onusien (ONUSIDA) l’avait demandé avant nous. Il affirme tout à coup que l’affaire est « trop politique », comme si les drapeaux pour les « grands salons » genevois, les événements sportifs, les congrès internationaux ou encore pour la lutte contre la torture n’étaient pas également une forme de position politique. Heureusement, les autres élus ont soutenu avec vigueur ce pavoisement du Pont du Mont-Blanc, en particulier Sandrine Salerno, Sami Kanaan et Alfonso Gomez qui s’expriment dans ce sens dans 20 minutes, nous les remercions ici.

Comité genevois Stop TiSA

0 commentaire à “Drapeaux Tisa sur le pont du Mont-Blanc”


  1. Aucun commentaire

Laisser un commentaire





Bad Behavior has blocked 365 access attempts in the last 7 days.