Le développement du rail pour répondre aux défis climatiques

Vision 2050 : le canton de Vaud mise sur un développement ambitieux du rail pour répondre aux défis climatiques et de mobilité. Augmenter fortement la capacité des lignes ferroviaires vaudoises tout en garantissant un lien fort avec le reste de la Suisse et les pays voisins, voici les principaux objectifs de la nouvelle stratégie Vision 2050.


Le Conseil d’État soumet le projet au Grand Conseil et lui demande d’accorder 11 millions de francs pour mener les indispensables études permettant de décrocher des financements fédéraux. Parmi les pistes de réflexion prioritaires, la diminution du temps de parcours entre Berne et Lausanne ainsi qu’une nouvelle ligne à destination de Genève sont identifiées. Vision 2050 permettra également de réfléchir à un développement conséquent du RER Vaud et des chemins de fer régionaux.

Permettre le développement massif et harmonieux du rail, champion de la plus petite dépense énergétique par kilomètre parcouru, est l’objectif de la stratégie Vision 2050 du Conseil d’Etat. Ce plan doit permettre de convaincre la Confédération de financer la réalisation de nouvelles infrastructures sur les lignes menant au nœud ferroviaire de Lausanne-Renens. Même si les conséquences de l’actuelle pandémie diminueront un peu la fréquentation de certaines lignes à court terme, une forte augmentation de la capacité du réseau ferroviaire vaudois à long terme est indispensable pour permettre au plus grand nombre d’utiliser le seul moyen de transport respectueux de l’environnement offrant une alternative crédible à la voiture et aux avions pour les distances ne pouvant pas être effectuées à vélo, à pied ou avec un autre transport public.

Outre les déplacements pendulaires, les trains vont redevenir incontournables pour les déplacements entre les principales métropoles européennes. Une tendance renforcée par les conséquences de la pandémie sur le secteur aérien. Face à ce constat, Vision 2050 doit renforcer la place du canton sur la carte suisse et européenne du rail. Plus court chemin entre Paris et Milan, la gare de Lausanne doit devenir également une halte incontournable pour les futurs trains de nuit qui relieront Marseille à Munich ou Zurich à Barcelone.

Renforcer le rail vaudois, c’est offrir de nouveaux débouchés aux milieux économiques d’un canton qui tire sa prospérité de son ouverture vers les autres régions, vers les autres pays. Vision 2050 participera également à la construction de la Métropole lémanique, deuxième région économique de Suisse, en visant à fluidifier les trajets des Genevois et des Vaudois et en renforçant fortement les capacités de transport de fret pour les entreprises. Mobilité rime avec prospérité et qualité de vie. Faciliter les déplacements des biens et des personnes tout en diminuant fortement l’impact sur l’environnement implique un fort développement des infrastructures ferroviaires au sein de la Métropole lémanique, mais aussi en direction du reste de la Suisse, vers la France et l’Italie.

La stratégie ferroviaire cantonale doit permettre au Canton de défendre ses intérêts ferroviaires au niveau fédéral lorsque les prochains investissements seront décidés. Avoir une vision détaillée des besoins en matière de développement ferroviaire est indispensable pour avoir une chance de défendre de nouveaux investissements fédéraux sur sol vaudois, mais aussi sur les lignes menant au nœud ferroviaire de Lausanne-Renens, un des quatre plus importants de Suisse avec Zurich, Berne et Olten.

Les grandes pistes d’études sont déjà identifiées. Il s’agit notamment de réfléchir à la création, en plusieurs étapes, d’une nouvelle ligne entre Genève et Lausanne doublant l’actuelle, totalement saturée et ne disposant pas d’une redondance permettant de faire passer les trains lors d’un moindre incident. Cette situation est d’ailleurs unique entre deux grandes villes suisses, ou il existe toujours deux tracés distincts permettant d’offrir une alternative en cas de fermeture du principal.

Pour éviter un décrochage du réseau ferroviaire romand de celui d’outre-Sarine, et des changements de trains systématiques pour passer de l’un à l’autre, il est également essentiel de diminuer le temps de parcours entre Berne et Lausanne, pour qu’il soit équivalent à celui entre Berne et Zurich (moins de 60 minutes). D’importants problèmes de capacité sur les lignes du Simplon et du Pied-du-Jura nécessitent également des réflexions rapides pour garantir à long terme un développement de l’offre voyageurs et fret sur ces axes.

Vision 2050 permettra également de réfléchir à la modernisation de l’ensemble du réseau ferroviaire vaudois. Il s’agit de préparer les prochaines étapes, après 2030, du RER Vaud et de l’ensemble des lignes régionales en correspondance avec les voies CFF. Parmi les dossiers prioritaires à étudier figurent, par exemple, une diminution des temps de parcours entre la Broye et Lausanne et une optimisation de la desserte de l’ensemble du Chablais pour renforcer le rôle des gares de correspondances d’Aigle et de Bex.

La stratégie Vision 2050 repose sur une collaboration étroite avec les autres cantons, les entreprises ferroviaires et l’Office fédéral des transports. Elle souhaite également intégrer dans ces réflexions les acteurs et experts vaudois reconnus du rail. Le Conseil d’État remercie pour leur temps et leurs précieux conseils les participants d’un premier atelier de réflexion organisé en février dernier. Il s’agit du conseiller aux États Olivier Français, du conseiller national Roger Nordmann, de Daniel Mange, membre d’honneur de la section vaudoise Communauté d’intérêts pour les transports publics (Vaud) et auteur du livre Plan Rail 2050, et de Michel Béguelin, ancien conseiller aux États et spécialiste incontournable du rail. Le gouvernement vaudois souligne également le rôle important de Philippe Gauderon, ancien chef de l’infrastructure des CFF, qui a accepté d’accompagner le Canton dans sa démarche Vision 2050 en apportant son expertise pour un rail tourné vers l’avenir.

Bureau d’information et de communication de l’État de Vaud, 3 juin 2020

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