Vision du Centre patronal et de l’Usam pour la sortie de cette crise

Le Centre patronal a pour le moins une vision inverse à celle du grand public au sujet de notre vie après la crise actuelle. Et il le reconnait et se dit qu’il faut ramener ces gens à leur rôle de bons moutons.
L’Usam (voir plus bas) a les mêmes idées, pas étonnant ! Sauf que l’Usam devrait soutenir les PME et s’attaque plutôt aux employés…

Voici le document qu’on trouve sur leur site, avec un paragraphe que nous ressortons plus bas pour vous permettre de comprendre tout de suite ce que nous voulons dire.
Par ailleurs, ils ont été interviewés par Mise au point dimanche 26 avril. On peut dire que le secrétaire du Centre patronal ne menait pas large…

Il faut éviter que certaines personnes soient tentées de s’habituer à la situation actuelle, voire de se laisser séduire par ses apparences insidieuses: beaucoup moins de circulation sur les routes, un ciel déserté par le trafic aérien, moins de bruit et d’agitation, le retour à une vie simple et à un commerce local, la fin de la société de consommation… Cette perception romantique est trompeuse, car le ralentissement de la vie sociale et économique est en réalité très pénible pour d’innombrables habitants qui n’ont aucune envie de subir plus longtemps cette expérience forcée de décroissance. La plupart des individus ressentent le besoin, mais aussi l’envie et la satisfaction, de travailler, de créer, de produire, d’échanger et de consommer. On peut le faire plus ou moins intelligemment, et on a le droit de tirer quelques leçons de la crise actuelle. Mais il est néanmoins indispensable que l’activité économique reprenne rapidement et pleinement ses droits. ”

Ce paragraphe a été critiqué dans les réseaux sociaux et par bon nombre de médias. Heureusement.

Usam

Hans-Ulrich Bigler, le président de l’usam, ne va pas soulever l’enthousiasme avec ses propositions.
Les dommages économiques résultant de la crise du coronavirus sont énormes, estime l’Usam. La faîtière des PME préconise un remède de cheval: pas de hausse de salaires, extension du temps de travail, limitation des assurances sociales et suspension momentanée du droit de recours.

Plusieurs associations professionnelles ont formulé des plans pour la reprise progressive de leurs activités, coordonnée par l’Usam. Ceux-ci ont été soumis au Conseil fédéral et lui ont indiqué quelle forme pouvait prendre un «redémarrage intelligent».

Hans-Ulrich Bigler, le président de l’Usam, estime que le gouvernement les a suivis dans les grandes lignes, a-t-il relevé lors d’une conférence de presse en streaming jeudi à Berne. Avant de revenir à la charge avec d’autres propositions pour atténuer les effets de la récession.

Maintien du frein à l’endettement

Un vaste programme de revitalisation doit être élaboré «dans les plus brefs délais» pour accroître l’attrait de la place économique suisse et diversifier ses débouchés. Mais en matière de politique budgétaire, le frein à l’endettement ne doit en aucun cas être relâché.

En politique fiscale, l’usam demande que le système soit simplifié et que l’on renonce à l’introduction de nouveaux impôts, de nouvelles taxes et redevances. Et dans le cadre de la révision de la loi sur le CO2, les mesures de réduction des émissions et d’efficacité climatique doivent être renforcées de manière à ce que les entreprises aient part aussi bien au remboursement qu’à la redistribution.

Extension du temps de travail

En matière de politique du marché du travail, la demande d’assouplissement et d’extension du temps de travail est un aspect important. L’assouplissement des heures d’ouverture des magasins et des ouvertures dominicales constitue également un principe important pour renforcer les conditions-cadre de l’économie.

Les salaires et cotisations salariales sont les facteurs de coûts déterminants dans de nombreuses entreprises. Tout doit être mis en œuvre pour éviter que ces coûts n’augmentent. D’une part, ils atteignent déjà des valeurs maximales en comparaison internationale; d’autre part, chaque augmentation réduit la compétitivité des entreprises.

Suspension du droit de recours

Dans le secteur du bâtiment, les projets de construction et d’infrastructure des pouvoirs publics doivent être mis en œuvre sans délai et les retards dans les demandes de permis de construire et les procédures d’adjudication évités. Dans le cas d’investissements impérativement nécessaires, le droit de recours des organisations doit être suspendu pour une période limitée.

Dans le domaine des assurances sociales en particulier, il faut systématiquement renoncer à toute nouvelle extension des prestations. Cela signifie, par exemple, qu’il faut renoncer à introduire des mesures de compensation onéreuses dans le cadre de la révision de l’AVS.

Pression sur les assurances sociales

La révision de la LPP ne doit, elle non plus, pas entraîner des augmentations des cotisations salariales ni introduire des suppléments de rente étrangers au système; ces augmentations et versements supplémentaires doivent être supprimés du projet.

source: ats
sgv-usam 30 avril 2020

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