Amende de PostCom infligée à Epsilon SA

La Commission fédérale de la poste (PostCom) inflige une amende de 180′000 francs à la filiale de la Poste Epsilon SA. La PostCom confirme ainsi le reproche adressé par syndicom à cette entreprise depuis 2013: elle emploie ses salarié-e-s dans des conditions de travail précaires.

Epsilon a payé un salaire inférieur au salaire minimum à ses employé-e-s et est donc frappée d’une amende pour cette raison. Les collaborateurs et collaboratrices de la distribution matinale fournissent un service postal pour lequel le législateur impose un salaire minimum. La PostCom fixe ces normes minimales et sanctionne leur non-respect. Comme le Kassensturz l’a révélé en automne dernier, les employé-e-s de la distribution matinale chez Epsilon ont dû travailler pour des salaires très bas. Le salaire minimum ordonné par la PostCom pour des fournisseurs de prestations postales s’élève à 18,27 francs brut par heure. Matteo Antonini, responsable du secteur Logistique chez syndicom, relève: «Depuis des années, syndicom dénonce les conditions de travail précaires de la filiale de la Poste à Genève. Le fait que la PostCom ait examiné le cas et condamné le comportement fautif donne une certaine satisfaction aux employé-e-s.» syndicom salue que la PostCom contrôle activement le marché postal dans ce cas. Mais cela ne garantit pas encore des conditions de travail décentes.

Il faut réglementer le marché de la logistique
L’exemple d’Epsilon illustre les dérives du marché postal libéralisé. Cette branche connaît un nivellement par le bas. Les salaires et les conditions de travail des employé-e-s sont soumis à une pression énorme et la filiale de la Poste soutient activement cette tendance. Matteo Antonini d’ajouter: «L’exemple d’Epsilon montre que les prestations postales qui ne font pas partie du service universel doivent également être réglementées. En tant que représentant des employé-e-s d’Epsilon, nous attendons de l’employeur qu’il veille à des conditions de travail équitables au moyen d’une convention collective de travail (CCT)».

Les premières négociations avec Epsilon pour une CCT ont déjà eu lieu en 2019. Toutefois, la percée dans les négociations se fait encore attendre. Pour briser la tendance négative des conditions de travail dans les services postaux, syndicom exige une CCT déclarée de force obligatoire, qui inclut la distribution matinale.

Renseignements : Matteo Antonini, responsable du secteur Logistique
syndicom

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