Délocalisation du Service public: danger pour nous

La Poste prévoit de créer 200 emplois au Portugal, rattachés à son département informatique, d’ici 2030. Dans le même temps, un nombre équivalent de postes sera supprimé en Suisse. Selon le géant jaune, l’entreprise doit, pour l’avenir, disposer d’une organisation informatique hautement qualifiée et diversifiée. Il devrait pourtant savoir que l’EPFL, l’EPFZ, les universités suisses ainsi que nos hautes écoles forment d’excellents informaticiens, et ce aux frais de la Confédération et des cantons.

En délocalisant également des emplois en Lettonie et aux Pays-Bas, Swisscom adopte la même stratégie.

En soutenant cette politique de délocalisation, M. Rösti s’attaque à l’essence même du service public et, par extension, à celle de l’État. Comment se fait-il que le service public décide de transférer des emplois à l’étranger alors qu’il est financé par les usagers et par nos impôts.

De plus, cette politique affaiblit nos moyens de communication — La Poste et Swisscom — en cas de danger ou de désaccord. Qu’en est-il par ailleurs de la protection des données ?

Comment des limites «raisonnables » sont-elles définies par notre conseiller fédéral ?

Il ne mesure pas les conséquences destructrices sur l’emploi. En Suisse, davantage de professionnels risquent de se retrouver au chômage, les postes de travail se feront plus rares et les recettes fiscales diminueront pour la Confédération, les cantons et les communes. M. Rösti se concentre sur l’aspect financier de son département, tout en éludant une dimension essentielle : le service public contribue au bien commun. Par ce type de politique, il s’attaque ainsi à la cohésion nationale.

Gardons les emplois du service public en Suisse. Il ne s’agit pas simplement d’une question financière.

Votre comité

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