Les usines récupérées

La crise de 2001 a fait de l’Argentine un véritable laboratoire social. Si certaines initiatives comme les monnaies locales ont désormais pratiquement disparu dans ce pays, d’autres se sont révélées particulièrement opportunes et surtout viables, c’est le cas des entreprises récupérées. Un ‘zoom’ du Centre de documentation d’Alliance Sud.

Si rien n’a été facile pour faire vivre ces quelque 280 usines, ces mouvements d’ouvriers ont réinventé une manière de produire mais surtout de travailler et de vivre en repensant les liens sociaux et la hiérarchie.

“Et d’ailleurs, qu’est-ce que ça veut bien dire la viabilité d’une usine dans une société de merde ? Qu’un économiste vienne me dire combien vaut en cash-flow (flux d’entrées et sorties de caisse) le fait qu’un type retrouve l’estime de soi, se revalorise, se fasse confiance et prenne une usine en charge ? À combien estime-t-on le fait que cet homme soit devenu un exemple pour son gosse, en tant que travailleur ? À combien évalue-t-on la récupération d’une usine pour la communauté, pour les familles, pour la société ? »

En cette Année internationale des coopératives, le numéro de février 2012 de la revue électronique Dial publie trois articles sur ce phénomène en Argentine et au Brésil. La virulence du propos d’Ernesto Lalo Paret, cité ci-dessus, incarne ce processus initié par des femmes et des hommes qui veulent retrouver leur dignité et ne plus être dirigé par d’obscurs patrons aux mains de la Finance.

AllianceSud

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