Les services sociaux font aussi partie du service public !

Directive Bolkenstein

Europe : Bolkestein, le retour

Lors d’une conférence de presse, l’eurodéputé Francis Wurtz, Patrick Le Hyaric et Raquel Garrido ont voulu « mettre en lumière » le danger d’une déréglementation imminente des services sociaux en Europe.

Après le secteur de l’énergie, des télécoms, des services postaux ou des transports, est-ce au tour des services sociaux de devoir se plier aux règles de la concurrence édictées par Bruxelles ? Les déclarations de la Commission européenne ne cessent d’inquiéter associations et ONG concernées. D’autant que les appétits du privé sont restés inassouvis depuis le retrait, en 2006, des services sociaux d’intérêt général (SSIG) du champ d’application de la directive Bolkestein qui entendait libéraliser le secteur des services.

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Notre Poste, qu’est-elle devenue?

Un commentaire un peu triste, envoyé par Magali

Que dire, que faire ? Notre Poste, oui, la nôtre, enfin c’était la nôtre… Car à l’heure actuelle, nous ne sommes plus des usagers, nous sommes des clients qui ne se rendent plus dans un bureau de poste, mais dans une épicerie, dans un grand bazar où l’on vend toutes sortes de choses que normalement nous n’achetons pas à la Poste. Que fait le Conseil fédéral ? Il continue la libéralisation. Pourquoi ? Parce que l’Union européenne (UE) lui dit qu’il ne va pas assez vite. Pourtant, nous ne sommes pas dans l’UE ─ et c’est pourtant elle qui donne des ordres au Conseil fédéral. Et lui, il fait le mouton qui suit tête baissée, pour montrer qu’il est bien obéissant, comme un gentil toutou.

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La Poste : un grand bazar ?

Il y a quelque temps, j’ai croisé une personne qui m’a raconté que, lorsqu’elle est absente, le facteur qu’elle connaît bien, dépose les paquets qui lui sont destinés derrière sa porte plutôt que de les rapporter au bureau de poste.
Récemment, Daillens reçoit un colis pour elle, mais ce jour-là, le facteur des colis est un remplaçant. Ne pouvant le lui remettre, Il ramène le paquet au bureau de poste de Sévelin et laisse un avis. Jusque-là tout est normal.

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Privatisation de la Poste : pour qui ? pour quoi ?

 Nous vous livrons ici un article paru dans le journal français Libération du jeudi 4 septembre 2008

Cet été, sur une route perdue des Alpes où le réseau du portable n’accrochait guère, je suis entré dans une salutaire cabine téléphonique. Le tarif y est vingt fois plus élevé qu’avant la déréglementation des télécommunications (3 euros pour un appel local, contre un franc il y a dix ans), mais j’étais, somme toute, satisfait de bénéficier d’un tel service d’urgence.

Sans me plaindre, j’ai donc introduit ma carte de crédit pour informer l’hôtel, où je me rendais, d’un retard imprévu. N’ayant pas le numéro sur moi, j’allais machinalement composer le «12», quand je me suis rappelé que le 12 avait disparu, remplacé par une flopée de nouveaux services dont je n’avais pas mémorisé les numéros, tant leur publicité tapageuse avait introduit de confusion dans mon esprit.

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Dans la série « La Poste se fiche du monde »

Vous l’avez peut-être reçu au boulot : c’est un dépliant cartonné avec un pliage incroyable genre origami présentant le « monde passionnant de l’affranchissement moderne ».

Un premier coup d’œil nous apprend qu’il s’agit encore d’un mailing qui a dû coûter très-très-très cher…

Quant au contenu: néant, rien à signaler ! Non seulement ce dépliant ne donne aucune information concrète, mais il contient un CD-rom débile du
« making of » (qu’est-ce qu’on s’en fiche !!!) de la pub – elle-même édifiante de bêtise – qui paraît sur le site Internet de la poste.

Voici donc quelques extraits édifiants des « nouvelles solutions d’affranchissement »: http://www.postmail.ch/fr/index_pm/pm_frankieren ; cliquez sur « Laissez-vous conseiller… » et armez-vous de patience. La nénette qui nous accueille dans son fascinant univers virtuel, bourré d’anglicismes et de prétendues informations, se livre à une présentation interminable. On nous avertit pourtant d’emblée que cette starlette de guichet rêve depuis toujours de nous vendre des timbres-poste.

Une belle illustration de la sottise des cadres de la poste. Ces « taupes managers » en effet n’hésitent pas financer une production d’une vacuité pitoyable tandis qu’ils consacrent leur temps et ce qu’ils ont de cerveau à passer leurs employés au presse citron, les surveiller jusqu’aux toilettes, les foutre à la porte et -supplément gratuit- à fermer partout où ils le peuvent des bureaux postaux. Pas par pur sadisme, même pas… tout simplement pour faire augmenter leurs propres primes.

Nous, tout ce qu’on lui demande à la poste, c’est de distribuer nos lettres et nos paquets ponctuellement, de ne pas augmenter les tarifs et de traiter correctement ses employés.

On a pas besoin de tout ce blabla ! Il ne s’agit quand même que de timbres-poste !

Sabine

Les CFF ne renseignent pas leurs clients valablement !

Suite à une course d’école organisée dans le cadre de la garderie, deux choses nous ont interpelées :

– En allant chercher notre billet de train, combiné avec le bateau, on nous a dit qu’il y avait une offre. Le billet de la CGN de Lausanne à Vevey était à 5.- pour adultes et enfants, à la place de 6,60.- et qu’il fallait voir directement avec la CGN. Renseignements pris à la CGN, nous avons appris que seules les écoles y avaient droit. La question que l’on s’est posée est la suivante : pourquoi les écoles peuvent-elle profiter d’un tarif préférentiel sur les bateaux de la CGN, alors que les garderies ne sont pas du tout concernées par cette offre ?
– Ensuite, la garderie achète un billet combiné collectif pour 540.- (44 enfants de 18 mois à 5 ans et 11 adultes).
L’objectif de cet achat conséquent est de pouvoir bénéficier d’un wagon réservé pour la garderie, de façon à pouvoir disposer de places assises dans le train du retour, pour des enfants fatigués de leur journée et vite déstabilisés par les séparations du groupe.
Nous avons appris à nos dépens, qu’en réalité, un billet de groupe ne garantit des places réservées que sur les trains directs ! Pour le train que nous avons pris, à savoir un train régional, les CCF ne rajoutent pas de wagon.
Par conséquent, notre groupe a dû occuper les places restantes de 2 wagons de 2ème classe, ainsi qu’une partie des places d’un wagon de 1ère classe. (Le chef de la gare de départ, nous ayant autorisé à le faire au vu du jeune âge des enfants.)
Suite à cette expérience, nous trouvons regrettable que les CFF ne nous aient pas fourni toutes indications lors de l’achat du billet de groupe.
Lors d’une prochaine sortie, chaque adulte prendra 4 enfants avec lui, ainsi le prix du billet sera fortement diminué, puisque sous cette formule, les enfants au-dessous de 6 ans ne paient pas.

L’équipe d’une garderie

La Poste «Ymago» – Catastrophe sociale

05.12.2006 – Courrier lecteurs du Nouvelliste

Le «Post News», distribué dans tous les ménages, invite les usagers du géant jaune à acheter dans ses post shops offices de poste: des appareils de photos, des coffrets à thé, du chocolat, des jeux pour enfants, etc. La Poste nous a aussi fait parvenir, ces derniers jours, un catalogue d´une trentaine de pages pour nos achats de Noël. S´agit-il du nouveau service public de La Poste? Il serait grand temps que les administrations communales s´y mettent aussi!
Le «Post News» nous annonce aussi une autre bonne nouvelle: «Plus proche de la clientèle, mais aussi plus rentable, tel sera le réseau de demain.» Ses responsables annoncent un bénéfice de plusieurs centaines de millions, en constante augmentation depuis plusieurs années, malgré, selon M. Kern, une baisse sensible du chiffre d´affaires. Il s´agit là des mystères insondables de la nouvelle économie!
Il n´est pas étonnant devant de telles anomalies que le conseiller national, Jean-Noël Rey, monte aux barricades puisqu´en tant que directeur général de La Poste, il fut le premier à sortir ce service public des chiffres rouges sans diminution de prestations ou de suppressions d´emploi.
Avec le projet Ymago de M. Kern, La Poste sera «plus proche de la clientèle» tout en supprimant 200 bureaux de poste avec leur personnel; mais l´épicerie du village prendra la relève! Pour ce responsable de La Poste, «C´est la seule façon», je cite: «d´assurer la desserte de base avec brio, aujourd´hui comme demain. Ymago nous permettra de nous concentrer sur la vente et de freiner la baisse du chiffre d´affaires». Toujours selon M. Kern, clients et autorités communales le félicitent et s´en réjouissent! Même si, dans les épiceries, les versements ne pourront se faire qu´avec la postcard et ceux qui ne l´ont pas devront se déplacer dans les offices de poste voisins.
M. Jean-René Germanier, seul membre valaisan de la Commission fédérale poste et télécommunications, lors d´une interview à Canal 9, vous soutenez le projet Ymago qui, selon vous, sera une bonne chose pour les régions périphériques comme le Valais et l´économie du pays en profitera. La suppression de nombreux postes de travail et le fait que des personnes âgées devront se rendre dans une autre localité pour effectuer des paiements en espèces… cela ne vous touche pas, M. le conseiller national? Vous oubliez, M. Germanier, que le bureau de poste est très souvent un lieu de rencontre pour la population locale, et qu´il est desservi par un personnel apprécié par les usagers pour sa compétence et le soin qu´il met à garantir le secret postal.
Je constate, jour après jour, que La Poste suit le même chemin que Swisscom: en 1994, en Valais, Télécom comptait 840 collaboratrices et collaborateurs, aujourd’hui il n´en reste même pas une centaine!
Alors à quand la privatisation de La Poste?
Werner Haenggi, Lens

A propos de La Poste – Scandalisée!

Nouvelliste du 13.11.2006 – Courrier des lecteurs

Je suis scandalisée des propos tenus par Mme Balet, lors de l’émission de la RSR «Le grand huit» du lundi 6 novembre 2006. Cette dame est confinée dans sa bulle de privilégiée et d’égoïste.

Ben voyons! Baissons les salaires, supprimons les places de travail dans les régions périphériques, exilons les autochtones et faisons à la place des résidences secondaires luxueuses pour les managers, financiers stressés des villes.

En ce qui concerne la poste, il se passe exactement ce que les dirigeants ont voulu.

Diminuer les heures d’ouverture des bureaux rescapés et mettre des heures d’ouverture inadéquates pour mieux les fermer ensuite.

Vous aimeriez, vous, utilisateurs de la poste, qu’on vous notifie votre commandement de payer entre votre salade et vos yogourts. Quelle épicerie du village sera ouverte de 6 h à 21 h?

Pour autant qu’il reste encore une épicerie dans le village, et qui se souciera de la santé de l’épicier à cause des ces journées interminables?

Sûrement pas les décideurs de ces résolutions avant-gardistes?

Mary-Claude Cordonier, Vérossaz

La Poste en passe de devenir la plus grande épicerie de Suisse avec le plus grand nombre de succursales ?

Soyez à la mode: on ne dit plus office de poste, mais PostShop, de la même manière que à La Poste, on ne dit plus usager mais client.
Et dans leurs offices, un grand nombre d’objets de toute sorte sont proposés à la vente. Depuis l’anti gel pour votre voiture jusqu’aux billets de loterie. Parlons-on de ces billets. Proposés très affablement par les proposés qui, comble de tout, toucheront un complément de salaire « si leurs ventes sont bonnes », dit Laurent Widmer, porte-parole de la Poste. Le service public a-t-il besoin de la vente de billets de loterie pour survivre ? Leurs employés ont-ils besoin de vendre des billets de loterie pour arrondir les fins du mois ? Il y a comme quelque chose, un lien qui nous manque pour suivre cette évolution…