Qui crée l’argent a le pouvoir

Les  services publics dépendent du pouvoir politique sauf qu’il est esclave du pouvoir monétaire. Car qui crée la monnaie, possède le vrai pouvoir ! Qui ? Les banques privées, la plupart du temps. Comment crée-t-on de la monnaie ? Certaines croyances parmi les non spécialistes ont la vie dure, comme par exemple : La masse monétaire serait un gâteau dont on répartirait les tranches à l’heure du goûter, le fric étant une denrée matérielle, rare et épuisable, créé par une banque centrale. C’est faux. Faux aussi d’imaginer que la masse monétaire est faite des pièces et des billets enfermés dans nos porte-monnaie Ces «espèces» représentent moins du 10 % de l’ensemble de la monnaie. Tout le reste est virtuel.

La masse monétaire est créée à partir de rien, souvent donc par les banques privées. Le système débute en 1971, lorsque le dollar n’est plus convertible en or.
Comment ça marche? Voici :
M. K. Marx, homme solvable, emprunte 100 000 francs à sa banque. La banque ne les a pas, (peut-être sous une autre forme mais c’est une autre question) Le banquier prend son bilan qui comporte deux colonnes : A gauche : son actif, à droite son passif, soit ses dettes.
Quand M. Marx demande 100’000 francs, le banquier écrit 100′000 francs sur sa colonne de droite, c’est à dire sur son passif. Ainsi le banquier reconnaît devoir cette somme à M Marx. Et bien à ce moment-là… il vient de créer 100 000 francs ! La masse monétaire augmente du coup de 100 000 francs. C’est de la fausse monnaie, peut –on dire, mais elle fonctionne.
L’argent est donc une dette.
Par ailleurs, de l’autre côté dans la colonne de gauche à son actif, le banquier note les mêmes 100 000 francs, disant par là: M. Marx me doit 100 000 francs. Le bilan est juste. (Les intérêts ? c’est autre chose.) Donc par un simple jeu d’écriture, la banque crée de l’argent.
Si l’emprunteur veut des espèces (l’argent du portemonnaie), l’établissement a une réserve ou fait jouer des mécanismes bancaires.

Toutefois cette masse monétaire n’est pas infinie. En effet lorsque l’emprunteur rembourse peu à peu, les deux chiffres (100 000 sur l’Actif, 100 000 sur le Passif) diminuent jusqu’à disparaitre.
Pendant ce temps cette dette va circuler de banque à banque, via des virements ou des cartes bancaires. Les cent mille francs vont passer d’un passif à un autre passif de banque. Cette dette qui chemine est une promesse de remboursement que les banques s’échangent entre elles. L’argent étant virtuel, tout se joue sur la confiance, valeur en chute libre actuellement et pas par hasard ! Mais c’est une autre histoire !
De son côté, notre emprunteur investit ses 100 000 francs, s’enrichit, permet aux autres d’en faire de même, et génère des impôts au passage. Une richesse bien réelle a été créée.
Voilà un bon système mais aux mains des banques privées généralement. Or ces banques sont devenues incontrôlables.
Mais plus fondamentalement pourquoi payer des «intérêts», comme si ces établissements – dans ces cas- avaient pris un risque, prêtant des sommes qu’elles possédaient ou qu’on leur avait confiées ? Cela renchérit la vie et oriente forcément les choix politiques.
Et si l’État était seul habilité à créer de l’argent, comme le préconisent certains économistes ? Rien ne s’y oppose….
Pour mieux comprendre ces questions : Les entretiens d’Etienne Chouard (Etienne Chouard - Argent dette & création monétaire youtube) ou le livre de Holbecq et Derruder « la dette publique, une affaire rentable).

Elisabeth Brindesi in Résistance

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