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	<title>Commentaires sur&nbsp;: Sanctuariser l&#8217;eau : l&#8217;eau est un droit</title>
	<link>http://www.acidus.ch/2008/07/08/sanctuariser-leau/</link>
	<description>Association citoyenne pour la défense des usagers du service public</description>
	<pubDate>Sat, 19 May 2012 06:40:54 +0000</pubDate>
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	<item>
		<title>Par&nbsp;: Jérémie</title>
		<link>http://www.acidus.ch/2008/07/08/sanctuariser-leau/#comment-64</link>
		<author>Jérémie</author>
		<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 13:52:32 +0000</pubDate>
		<guid>http://www.acidus.ch/2008/07/08/sanctuariser-leau/#comment-64</guid>
					<description>Encore un papier qui enfonce toutes les portes ouvertes. En tant que spécialiste du développement, tout ce charabia ne me convainc pas.
Tout les clichés sont là, et empêchent la précision, donc la réflexion : obsession de la gratuité (non, l’eau ne peut pas être gratuite, les impôts au moins la paient, ce qui pose tout le problème dans les pays en développement, ou certains Etats ne parviennent pas toujours à lever les impôts), thème éculé de la « marchandisation » (ceux qui connaissent un peu l’Afrique savent que l’eau est une marchandise, apportée notamment par des porteurs d’eau, et cela n’empêche pas que cela soit un droit et un bien commun), thème de la « pétrolisation » (alors que le pétrole est une ressource non renouvelable, contrairement à l’eau), critique des multinationales (alors même que l’on souligne qu’elles ne font que 5% du marché), appel à une taxe « deus ex machina » qui sauverait tout (alors même que l’on ne parvient pas à rassembler assez de fonds publics pour faire avancer enfin les objectifs du millénaire). Bref, de l’idéologie un peu caricaturale, qui idéalise le public et dénigre systématiquement toute initiative privée sans prendre ne compte les avancées qui ont pu être faite lorsque gouvernants, associations et entreprises spécialisées coopèrent. La lutte contre la pauvreté mérite mieux, hélas.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Encore un papier qui enfonce toutes les portes ouvertes. En tant que spécialiste du développement, tout ce charabia ne me convainc pas.<br />
Tout les clichés sont là, et empêchent la précision, donc la réflexion : obsession de la gratuité (non, l’eau ne peut pas être gratuite, les impôts au moins la paient, ce qui pose tout le problème dans les pays en développement, ou certains Etats ne parviennent pas toujours à lever les impôts), thème éculé de la « marchandisation » (ceux qui connaissent un peu l’Afrique savent que l’eau est une marchandise, apportée notamment par des porteurs d’eau, et cela n’empêche pas que cela soit un droit et un bien commun), thème de la « pétrolisation » (alors que le pétrole est une ressource non renouvelable, contrairement à l’eau), critique des multinationales (alors même que l’on souligne qu’elles ne font que 5% du marché), appel à une taxe « deus ex machina » qui sauverait tout (alors même que l’on ne parvient pas à rassembler assez de fonds publics pour faire avancer enfin les objectifs du millénaire). Bref, de l’idéologie un peu caricaturale, qui idéalise le public et dénigre systématiquement toute initiative privée sans prendre ne compte les avancées qui ont pu être faite lorsque gouvernants, associations et entreprises spécialisées coopèrent. La lutte contre la pauvreté mérite mieux, hélas.</p>
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	<item>
		<title>Par&nbsp;: Andrea Eggli</title>
		<link>http://www.acidus.ch/2008/07/08/sanctuariser-leau/#comment-65</link>
		<author>Andrea Eggli</author>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 17:02:08 +0000</pubDate>
		<guid>http://www.acidus.ch/2008/07/08/sanctuariser-leau/#comment-65</guid>
					<description>Vous avez raison: la distribution de l’eau n’est pas gratuite, elle est évidemment financée par l'impôt. C’est toujours plus juste et équitable, puisqu'il est payé, en principe, selon la capacité contributive. 
Les problèmes des pays en développement, on peut en connaître sans être spécialiste du développement. Regardez l'Amérique latine. Pays sous-développés, la privatisation de l'eau ne s'est pas passée sans heurts, et surtout a énormément renchéri la connexion au réseau et le prix de l'utilisation. A tel point qu'ils ont dû revenir en arrière.  
L'eau ne peut être considérée comme n'importe quelle marchandise, même si elle est véhiculée par les porteurs d'eau en Afrique. Toute la discussion autour de la différence entre eau : droit ou besoin, correspond au lobbying fait par les multinationales qui veulent pouvoir continuer de la commercialiser et plus encore, pas seulement en bouteille. Autrement, la définition eau, droit de l'individu aura été choisie.
Vous affirmez que l'eau est une ressource renouvelable, je ne suis pas si sûre et vous, en tant que spécialiste du développement, vous devriez le savoir. L'eau utilisée doit être épurée, il faut veiller à ce qu'elle ne stagne pas et à ce que les maladies ne se transmettent pas à travers elle, entraînant des problèmes sanitaires non négligeables. 
Il n'y a pas que nous, Acidus, et les autres associations et ONG qui nous préoccupons de l'avenir de l'eau. Les travailleurs des services publics aussi. Il faut se rappeler toujours des désastres qu'a connu la privatisation de l'électricité aux Etats-Unis ou celle des trains en Angleterre, par exemple. Le privé n'a pas entretenu les réseaux et cela a donné des problèmes graves. Pourquoi pas le maintenir en mains publiques? Cela permet une meilleure répartition des richesses produites dans une société donnée. Et cela n'empêche pas de vouloir améliorer le service.
La lutte contre la pauvreté mérite le mieux, vous avez raison. Mais si le privé demande aux pauvres de payer une dizaine de salaires pour se connecter au réseau (comme c'était le cas au Pérou), nous ne sommes pas sortis de l'auberge.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez raison: la distribution de l’eau n’est pas gratuite, elle est évidemment financée par l&#8217;impôt. C’est toujours plus juste et équitable, puisqu&#8217;il est payé, en principe, selon la capacité contributive.<br />
Les problèmes des pays en développement, on peut en connaître sans être spécialiste du développement. Regardez l&#8217;Amérique latine. Pays sous-développés, la privatisation de l&#8217;eau ne s&#8217;est pas passée sans heurts, et surtout a énormément renchéri la connexion au réseau et le prix de l&#8217;utilisation. A tel point qu&#8217;ils ont dû revenir en arrière.<br />
L&#8217;eau ne peut être considérée comme n&#8217;importe quelle marchandise, même si elle est véhiculée par les porteurs d&#8217;eau en Afrique. Toute la discussion autour de la différence entre eau : droit ou besoin, correspond au lobbying fait par les multinationales qui veulent pouvoir continuer de la commercialiser et plus encore, pas seulement en bouteille. Autrement, la définition eau, droit de l&#8217;individu aura été choisie.<br />
Vous affirmez que l&#8217;eau est une ressource renouvelable, je ne suis pas si sûre et vous, en tant que spécialiste du développement, vous devriez le savoir. L&#8217;eau utilisée doit être épurée, il faut veiller à ce qu&#8217;elle ne stagne pas et à ce que les maladies ne se transmettent pas à travers elle, entraînant des problèmes sanitaires non négligeables.<br />
Il n&#8217;y a pas que nous, Acidus, et les autres associations et ONG qui nous préoccupons de l&#8217;avenir de l&#8217;eau. Les travailleurs des services publics aussi. Il faut se rappeler toujours des désastres qu&#8217;a connu la privatisation de l&#8217;électricité aux Etats-Unis ou celle des trains en Angleterre, par exemple. Le privé n&#8217;a pas entretenu les réseaux et cela a donné des problèmes graves. Pourquoi pas le maintenir en mains publiques? Cela permet une meilleure répartition des richesses produites dans une société donnée. Et cela n&#8217;empêche pas de vouloir améliorer le service.<br />
La lutte contre la pauvreté mérite le mieux, vous avez raison. Mais si le privé demande aux pauvres de payer une dizaine de salaires pour se connecter au réseau (comme c&#8217;était le cas au Pérou), nous ne sommes pas sortis de l&#8217;auberge.</p>
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